Du cinéaste primé Gianfranco Rosi, le remarquable Pompéi : Sous les nuages est un portrait frappant de la vie à Naples. La ville existe à l’ombre du Vésuve. Sous la menace silencieuse d’une éruption, les gens vaquent à leurs occupations. Les spectateurs les regardent : les archéologues fouillent le passé, les enfants vont à l’école, et la Terre continue. Pendant ce temps, les pompiers attendent le prochain appel. Le documentaire cadre habilement le local avec l’universel alors que Naples fait face à des menaces volcaniques doubles du Vésuve et du Campi Flegrei. Au milieu de secousses croissantes, les archéologues travaillent tandis que les habitants vivent dans une attente anxieuse, hantés par le sort de Pompéi, et alors que les services d’urgence peinent à intervenir.
Le film, qui rappelle un tranche de vie à la Frederick Wiseman, utilise une photographie en noir et blanc époustouflante pour créer une expérience lente mais captivante. Ce style reste captivant alors qu’il examine les ruines de Pompéi, explore des villas italiennes et explore des sous-sols de musées remplis de statues romaines antiques. De plus, le travail des services d’urgence et des pompiers est présenté comme fascinant. Le choix du noir et blanc renforce l’angoisse persistante de possibles cendres liées à de futures éruptions. Cela provoque un sentiment constant d’angoisse sur la ville.
Le film comprend des séquences plutôt amusantes montrant de véritables appels de citoyens à la ligne d’urgence locale. Quelques moments involontairement comiques surviennent, comme un homme qui appelle chaque jour pour demander l’heure. Les plans s’attardent sur un cinéma détruit, encourageant les spectateurs à s’asseoir avec l’histoire, à réfléchir à la destruction et à considérer l’ancien mode de vie. Cela favorise à son tour la réflexion active plutôt qu’une acceptation passive.
En fin de compte, Pompéi : Sous les nuages est un film d’une puissance discrète et d’une résonance durable. Rosi nous rappelle magistralement que Naples est une civilisation en dialogue permanent avec sa propre fragilité. L’angoisse, avec une touche d’humour, et les magnifiques plans coexistent sans contradiction, et pour les spectateurs patients prêts à se laisser aller à son rythme, le film m’a marqué bien après la dernière image.
Pompéi : Sous les nuages est actuellement disponible en édition limitée.








