Critique de 'Peter Asher : Everywhere Man' : L’histoire méconnue derrière les plus grandes légendes de la pop

Critique de ‘Peter Asher : Everywhere Man’ : L’histoire méconnue derrière les plus grandes légendes de la pop

« Peter Asher : Everywhere Man » est un documentaire pop animé centré sur le spectacle solo en tournée de Peter Asher, A Musical Memoir of the Sixties and Beyond, qu’il interprète depuis des années. Ce cadre lui permet de réfléchir aux moments forts de sa carrière. Le film suit Asher depuis ses débuts en tant qu’enfant acteur dans le Londres des années 1950, sa célébrité pop en tant que moitié de Peter & Gordon, jusqu’à son second acte en tant que producteur et manager qui a contribué à façonner les sons musicaux de James Taylor et Linda Ronstadt. On a aussi un aperçu de la façon dont il a travaillé aux côtés de ses amis et collaborateurs, dont Paul McCartney, Carole King, Eric Idle et Twiggy, pour combler les lacunes.

« Peter Asher : Everywhere Man » est exactement le genre de montre réconfortante que promet son titre. Asher possède l’une de ces rares histoires musicales « adjacentes à tout ». Il était là pour les Beatles, pour la scène londonienne des années soixante, pour l’émergence du son légendaire de Laurel Canyon, et d’une certaine manière n’est jamais vraiment devenu un nom connu de tous, mais quelqu’un qui a discrètement sélectionné le son et le style d’autres musiciens. C’est une partie de son charme qui transparaît dans le documentaire. Le voir traverser des décennies d’histoires, c’est comme retrouver un vieil ami autour d’un café, quelqu’un qui a passé toute sa vie à se tenir à l’écart des plus grands moments de la pop culture.

Les réalisateurs Daniel Geller et Dayna Goldfine ont réalisé le très sous-estimé « The Galapagos Affair : Satan Came to Eden » avant que le true crime ne devienne très populaire, mais à leur manière sophistiquée. Comme ici, Geller et Goldfine se spécialisent dans des documentaires élégamment réalisés qui fusionnent la narration d’archives avec des études de personnages vivantes. Leurs films explorent les personnalités fascinantes et parfois contradictoires qui façonnent des histoires véritables extraordinaires. Les images d’archives sont un véritable point fort, tout comme la manière sèche et drôle d’Asher de se remémorer, que ce soit seul sur scène ou avec ses amis dans des lieux plus intimes, à la maison ou en studio d’enregistrement. Il y a une vraie ambiance de mouche murale, comme si on vous avait invité dans le salon de quelqu’un pendant qu’il feuilletait de vieux albums photos. Un peu tape-à-l’œil et jamais ennuyeux, vous assistez à une histoire bien racontée qui vous submerge.

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Ce qui vous surprend, c’est à quel point Asher a réellement eu de l’influence. Il est le Zelig de la musique pop, présent à presque tous les tournants sans jamais prendre le devant de la scène, et le film fait un excellent travail pour relier ces points. En tant que millennial plus âgé, c’est surprenant de voir combien de disques et d’artistes avec qui j’ai grandi peuvent être retracés jusqu’à ce seul gars. À la fin, Everywhere Man ressemble moins à une célébration : joyeuse, optimiste, et le portrait de quelqu’un qui a clairement vécu une vie pleine et chanceuse. C’est une façon chaleureuse de passer quelques heures.