Critique de « La mort de Robin des Bois » : Hugh Jackman et Michael Sarnoski livrent une réinvention sombre

Critique de « La mort de Robin des Bois » : Hugh Jackman et Michael Sarnoski livrent une réinvention sombre

Michael Sarnoski La mort de Robin des Bois voit son hors-la-loi éponyme, incarné par Hugh Jackman, bien au-delà de son apogée, marqué par la bataille et gravement blessé après ce qu’il croyait être son dernier combat. Traqué par la moitié de l’Angleterre pour une vie entière de crimes et de sang, il se retrouve entre les mains d’une mystérieuse femme qui lui offre quelque chose qu’il n’a pas connu depuis des années : la possibilité du salut. Réalisé par Michael Sarnoski et avec l’excellent Hugh Jackman, cette sortie A24 comprend également deux très bonnes performances de Jodie Comer et Bill Skarsgård ; ce n’est pas le Robin des Bois avec lequel tu as grandi. Ce n’est pas le classique animé Disney, ni celui de Kevin Costner, ni même celui de Mel Brooks Hommes en collants. Pas du tout.

La mort de Robin des Bois S’ouvre sur des séquences déconcertantes qui plongent le public dans le chaos, et ils voudront peut-être détourner le regard. C’est macabre, précoce, sombre et humide d’une manière presque étouffante. Mais une fois qu’il trouve son rythme, le film s’installe dans un rythme plus délibéré et méditatif, qui convient mieux à l’histoire que n’importe quelle réécriture pleine d’action et à gros budget. C’est une réinterprétation audacieuse qui ne se contente pas du spectacle mais s’attarde dans des moments calmes et sans dialogue. Une angoisse persistante se cache sous presque chaque scène, même les plus calmes. La partition porte l’ambiance de manière appropriée, d’abord avec de la tension sans jamais le faire, puis avec un élan lorsque d’autres moments sont plus sombres.

La réalisation et le style de Sarnoski m’ont rappelé son premier drame de 2021 Pig, avec Nicolas Cage. Vous reconnaîtrez les caractéristiques presque immédiatement. Un homme solitaire, isolé et souffrant, cherchant quelque chose comme la guérison au milieu de nombreux bois et de silence, filmé d’une manière qui donne au paysage l’impression d’être une extension de la brisure qui le hante dans les bois, piégé en lui alors qu’il part. C’est le même cinéaste opérant à plus grande échelle sans perdre ce qui rend son travail personnel et peu commercial. Les paysages d’Irlande du Nord sont véritablement magnifiques et instaurent l’atmosphère de l’angoisse mieux que n’importe quel effet visuel.

Qu’est-ce qui fait La mort de Robin des Bois À voir à quel point il subvertit ce mythe avec assurance. Jackman incarne Robin comme quelqu’un qui a passé des décennies à faire des choses terribles au nom d’une légende qui était principalement de la fiction. Le film ne lui échappe pas à cela, et il ne laisse pas non plus le public s’en tirer facilement. C’est exigeant à regarder. Mais il le mérite. Une réinterprétation vraiment unique d’une histoire racontée trop de fois.

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