





Disponible sur : Netflix Nombre d’épisodes regardés : 5 sur 5
Le phénomène connu sous le nom de « gonflement de Netflix » peut souvent prolonger des séries bien au-delà de leur durée nécessaire, laissant les téléspectateurs dans une position délicate s’ils souhaitent connaître le dénouement. C’est donc réjouissant de voir émerger une série comme Hostage, qui vient bousculer cette pratique en étant un original de Netflix. Créée par Matt Charman, co-auteur du film primé Le Pont des espions, ce thriller politique privilégie l’adrénaline au détriment des réalités politiques. Au final, cela donne un spectacle amusant, bien qu’assez superficiel, à la fois divertissant et rapidement oubliable.

Suranne Jones, qui occupe également le poste de productrice exécutive, insuffle une gravité essentielle à son interprétation du Premier ministre Abigail Dalton, rendant son personnage aussi crédible que possible, même lorsqu’elle doit composer avec un matériel limité. On devine parfois une profondeur supplémentaire, surtout à travers l’alchimie qu’elle entretient avec son mari, Alex, enlevé par des malfaiteurs (Ashley Thomas). Cependant, ses interventions se restreignent principalement à quelques souvenirs éclatés et à très peu d’autres éléments. En revanche, le personnage de Vivienne Toussaint, interprété par Julie Delpy, bénéficie d’une bien plus grande profondeur, et c’est un bonheur de la voir s’amuser dans un contexte comme celui-ci, notamment lorsqu’elle conteste l’autorité de Jones ou remet en question les attitudes misogynes. Delpy réussit à naviguer habilement entre le comique et le sérieux, même si certains aspects de l’écriture et de la production flirteraient avec le kitsch.
Sur le plan tonal, on s’éloigne d’un drame sérieux situé à Downing Street ; les allusions éphémères au contexte politique que ces deux personnages essaient de gérer en dehors de leur situation d’enlèvement sont à la fois déconcertantes et fragiles. En revanche, cela signifie qu’il n’y a pas beaucoup d’éléments susceptibles de distraire de l’intense propulsion du récit principal, qui s’efforce de vous captiver avec son rythme soutenu et ses retournements de situation de plus en plus absurdes. L’ensemble donne une impression de légèreté et de légèreté, ce qui, dans un univers de consommation de contenu sur les plateformes de streaming, n’est pas nécessairement une mauvaise chose, surtout lorsque l’on peut facilement se retrouver à consacrer dix heures à une série qui aurait pu être racontée en seulement cinq.
Source : https://www.empireonline.com/tv/reviews/hostage/
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