CRITIQUE : « Clevatess » est-il le prochain grand anime fantastique ?

S’inspirant du Line Manga éponyme, conçu par le talentueux Yuji Iwahara, Clevatess : The King of Magical Beasts (Clevatess : Majū no Ō to Akago to Shikabane no Yūsha) se positionne comme l’un des animes fantasy incontournables de cette saison. Certes, il présente quelques imperfections. Produite par Lay-duce, cette série est dirigée par Kiyotaka Taguchi, avec des character designs élaborés par Soichiro Sako, le superviseur de l’animation, tandis que Keigo Koyanagi et Takuro Tsukada s’occupent de la composition de la série et de la direction de l’animation, respectivement.

Au cœur de l’intrigue, le pouvoir de Clevatess, l’un des seigneurs des créatures sombres, s’effondre lorsqu’il ressuscite un héros qu’il avait abattu et prend sous son aile un jeune humanoïde orphelin, considéré comme le dernier espoir pour préserver un univers en danger. La mécanique de la série se révèle plutôt directe au premier abord.

Au final, c’est le récit d’un redoutable Seigneur des Bêtes Sombres qui, après avoir reçu un nourrisson en présent, choisit de faire de la parentalité sa plus grande aventure. Surtout, il désire aborder cette nouvelle responsabilité avec sérieux. Et croyez-le ou non, la situation est aussi comique qu’elle paraît. Pour être franc, cela concerne deux individus à la fois « émotionnellement distants et prompts à la violence » ainsi qu’un petit enfant.

Clevatess s’investit pleinement dans l’élaboration d’un vaste univers enchanteur.

Clevatess (Yuichi Nakamura), un maître des Bêtes Noires, sème le chaos dans un royaume, promettant d’éliminer toute l’humanité en raison de sa cruauté. Après avoir tué tous les habitants de la ville qu’il a conquise, il découvre un nourrisson accompagné de son gardien. Ce dernier implore Clevatess de sauver l’enfant et de lui offrir une chance de grandir. Bien qu’il éprouve une profonde aversion pour les humains, Clevatess accepte de prendre l’enfant, le voyant comme un sujet d’expérimentation. Il veillera sur lui, l’élèvera et cherchera ainsi à déterminer si l’humanité est véritablement sans espoir.

Dans le but de mieux s’occuper de l’enfant, il fait revenir à la vie une guerrière, Alicia Glenfall (Haruka Shiraishi), afin qu’elle puisse allaiter la petite qu’il a prénommée Luna (Saya Aizawa). Toutefois, il semblerait que cela ne correspond pas tout à fait à la réalité des soins. Par la suite, Alicia se retrouve frustrée de devoir servir un Seigneur des Bêtes Noires, mais elle ne peut que se plier à son sort. Il modifie son apparence pour celle d’un jeune garçon appelé Klen (Mutsumi Tamura), et tous les trois se lancent dans une quête pour trouver une nourrice, mais se retrouvent rapidement capturés et emmenés dans une ville.

C’est à cet endroit que se déroule l’épisode 2 de Clevatess, et c’est ici que les événements prennent une tournure étrange. Les personnages y font la connaissance de Neruru (Aoi Yuuki), une jeune femme esclave victime des abus de ceux qui l’entourent. Le récit de Neruru est choquant et transforme aussitôt la perception que l’on a de Clevatess en tant que série. Avec des thématiques telles que les violences, les agressions sexuelles et l’esclavage, cet épisode représente un contraste saisissant avec le premier. Plus crucial encore, il n’hésite pas à exposer de nombreuses scènes dérangeantes. Ce n’est pas un tueur de gobelins, mais il est parfois difficile de rester attentif en écoutant l’histoire de Neruru.

Bien qu’il puisse rencontrer quelques difficultés, cet anime captivant reste agréable à suivre pour ceux qui apprécient le genre.

C’est une série d’animation qui explore avec passion le récit fantastique, intégrant des motifs et des éléments variés. À l’image de Delisiouc de Kadowakawa, lancé l’année précédente, et de notre anime favori, Frieren : The Journey’s End, ce genre est à l’honneur dans Clevatess. Et cela ne peut qu’être bénéfique.

En réalité, en visionnant les deux premiers épisodes de la série, nous découvrons un univers discutable qui paraît excessivement intrusif et qui crée un certain malaise chez le spectateur. Néanmoins, le solide cadre de la série dans son genre contribue à faire avancer l’intrigue. C’est une narration fantastique, même si quelques scènes d’échi peuvent prêter à controverse, la manière dont le monde est construit dans cette série témoigne d’une attention particulière à élargir l’histoire et lui donner une grande ampleur.

Tout comme cela, les imperfections du second épisode ne diminuent en rien l’émerveillement suscité par le premier épisode de Clevatess, qui sert d’entrée en matière à l’intrigue et, surtout, à l’univers. En une heure, ce premier volet jette les bases des conflits, des défis, des stéréotypes et de la magie qui caractérisent le monde de Clevatess. Au final, il établit l’identité de Clevatess en tant que protagoniste.

Clevatess s’élève à un niveau exceptionnel grâce à ses talents de chanteur et à son style visuel distinctif.

Une part significative de l’univers construit est façonnée par le récit de Yuichi Nakamura, qui décrit son état d’esprit alors qu’il entreprend d’anéantir l’humanité environnante. Il met en place les éléments essentiels, mais ce qui le distingue véritablement, ce sont les designs de personnages remarquables et l’esthétique visuelle. Chaque espèce présente dans cet univers possède ses propres caractéristiques, et l’alliance entre Klen, Luna et Alicia apparaît comme particulièrement crédible.

Cependant, ce qui élève la série à un tout autre niveau, c’est la qualité de l’animation lors des scènes d’action, surtout lorsque Alicia revient à la vie et fait l’expérience de son nouveau pouvoir. Coincée, Alicia doit alors se servir du sang du Seigneur des Bêtes qui circule en elle. Déjà considérée comme la seule combattante de son groupe, elle n’a plus rien à perdre. Elle se bat avec une détermination sans pareil contre l’injustice et, surtout pour l’évolution de son lien avec les personnages, elle affronte les démons, y compris Clevatess.

Les performances vocales marquantes contribuent grandement à l’énergie de l’épisode, notamment celle de Nakamura, qui captive avec sa voix envoûtante. La perception de Clevatess en tant que seigneur des ténèbres diffère nettement de son incarnation sous le nom de Klen. Cependant, ce changement de voix interprétée par le seiyuu s’avère pertinent et enrichit le personnage d’une dimension supplémentaire.

Ce titre sur Crunchyroll mérite assurément une place sur votre liste d’attente.

En somme, Clevatess continue de nous présenter des récits empreints de magie, éloignés des intrigues isekai où un individu se retrouve projeté dans un univers extraordinaire. Cette distinction est capitale, et alors que de plus en plus d’anime sont diffusés simultanément aux États-Unis, cette série satisfait la soif de fantastique de nombreux fans. Néanmoins, malgré ses similitudes avec quelques-uns des plus gros succès récents, elle se démarque par son ambiance sombre.

Clevatess a fait une entrée remarquée, et s’il poursuit sur cette dynamique, il pourra s’établir comme l’une des œuvres phares du genre fantastique dans l’univers de l’anime. Cependant, il lui faudra atténuer les gros impacts et intensifier ses efforts pour étoffer son monde. Si vous êtes passionné par les récits d’heroïc fantasy, les aventures de Klen, Luna et Alicia vous tiendront en haleine.

Vous pouvez désormais regarder Clevatess sur Crunchyroll, avec de nouveaux épisodes disponibles chaque mercredi.

Clevatess : Le Souverain des Créatures Magiques Épisodes 1 – 2
Évaluation8/10
Résumé :
Clevatess a lancé son aventure de manière éclatante, et s’il maintient cette dynamique, il pourrait sans doute s’établir comme l’une des séries d’animation fantastiques les plus marquantes de l’année. Néanmoins, il devra atténuer les surprises et intensifier son effort dans l’élaboration de son univers pour réaliser cet objectif.

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Référence : https://butwhytho.net/2025/07/clevatess-review-anime-episode-1-fantasy/

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