Critique de 'The Housemaid' : Attraction Biddy

Critique de ‘The Housemaid’ : Attraction Biddy

Il y a un certain frisson à retenir en voyant un réalisateur sortir de sa zone de confort et explorer de nouveaux espaces de genre. Cela ne veut pas enlever l’importance aux cinéastes itinérants, mais il s’agit davantage de réalisateurs qui se sont clairement imposés comme un type particulier, pour ensuite partir dans des directions plus extrêmes. Paul Feig est cinéaste comique de métier. Avec des films comme Demoiselles d’honneur, espion, et S.O.S. Fantômes : Répondez à l’appel, son appel semblait clair. Années 2018 Une simple faveur c’était un détour intéressant, montrant la capacité du réalisateur à apporter un sens de l’humour plus noir dans le territoire néo-noir. La Femme de Chambre est un choix total pour passer en mode thriller psychologique, avec un humour qui ne ponctue que certaines scènes par la nature de ce que subissent les personnages. Est-ce efficace ? Eh bien oui. Feig fait un travail solide pour construire la tension autour d’une histoire pleine d’éléments inconnus qui se révèlent au bon moment. Le résultat est plutôt amusant dans l’esprit de thrillers érotiques visant un peu plus haut que la poubelle d’un roman d’aéroport qui prend vie.

Sydney Sweeney incarne Millie, une jeune femme postulant pour un poste de femme de chambre auprès d’un couple riche et de leur fille. Millie falsifie la majeure partie de son CV et omet certains détails clés, mais cela n’empêche pas Nina (Amanda Seyfried) de l’embaucher. Millie est amenée chez Nina et Andrew (Brandon Sklenar), où elle vivra désormais également. Le travail commence plutôt bien, jusqu’à ce qu’il devienne évident que Nina est mentalement instable. Les circonstances ne sont pas claires, mais comme Millie n’a nulle part où aller si elle quittait ce poste, elle devra soit gérer les accès de colère de Nina, soit compter sur Andrew pour maintenir l’ordre.

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En regardant l’histoire de Feig et le matériau, il y a absolument un moyen de s’appuyer profondément sur la valeur camp que ce film confère à ses personnages. Encore une fois, ce film joue les choses sur le plan clair et s’appuie sur les différents rebondissements de l’intrigue pour permettre au public d’apprendre au fur et à mesure, mais on ne peut s’empêcher de trouver la valeur divertissante de ce qui se passe. Entre de nombreuses répliques tranchantes, des regards à un million de dollars et des révélations soudaines destinées à faire grimacer ou haleter quelqu’un, La Femme de Chambre veut s’inscrire dans le territoire d’Adrian Lyne en combinant passion, séduction et trahison dans ce récit chargé de sexualité.

L’attention portée aux détails par Feig s’avère également utile pour livrer des choix de décoration et de costumes exceptionnels. Les palettes de couleurs deviennent très évidentes, rendant l’utilisation du blanc un énorme signal d’alarme à chaque fois. De plus, avoir un manoir comme lieu principal et compter sur plusieurs étages est particulièrement utile pour mieux définir quels personnages dominent une scène donnée. Tout cela ajoute au plaisir d’un film qui repose sur le choix des personnages pour quand laisser tomber la situation et donne plus de sens à ce que nous avons déjà vu, même dans les environnements auxquels nous sommes si familiers.

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Le seul vrai problème, c’est la familiarité. Que ce soit parce que Feig est un peu trop évident avec les présages ou ça La Femme de Chambre, basé sur le best-seller de Freida McFadden, joue sur beaucoup de clichés que tout fan de ce genre a déjà rencontrés d’une manière ou d’une autre, le film n’offre pas forcément tant de surprises. Maintenant, jusqu’où les choses vont et qui est affecté par tout ce qui se passe permet au film de toujours ressembler à une bête à part entière. Mais après plus de deux heures, j’avais vraiment l’impression d’avoir trop de temps libre pour être plus conscient de la direction que prenaient les choses.

Je suppose qu’on pourrait aussi souligner l’absurdité de l’histoire, une fois que toutes les cartes sont sur la table, mais c’est là que je donne le bénéfice du doute à ce genre de films. Oui, une partie de moi pense qu’il y a une logique à ce qui se passe qui pourrait rendre les résultats plausibles. Et puis il y a la partie de moi qui sait qu’il n’y a tout simplement aucun film sans que certaines de ces choses se produisent, soit par hasard, soit par le stress d’une situation qui pousse les gens à se comporter de manière peu souhaitable du point de vue d’un tiers.

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Avec tout cela en tête, le casting est globalement solide. Sweeney fait le travail nécessaire ici, alliant une naïveté à des talents cachés qui auraient pu être explorés davantage pour compléter son personnage. Sklenar fait beaucoup pour mettre en valeur son charisme naturel et, espérons-le, lui apporter un sentiment de réconfortpour équilibrer la folie qui se déroule. Seyfried, cependant, est le personnage qui brille le plus. Vu les multiples personnalités que son personnage semble embrasser à tout moment, c’est un vrai numéro de tension de voir un artiste jouer sur nos sympathies pour devenir notre pire cauchemar de scène en scène, sans que cela paraisse excessif.

Même si j’aimerais bien La Femme de Chambre a pu apporter plus au genre que la simple personnalité cinématographique de Feig, en plus de certaines idées familières pour ce genre de thrillers, il y a du plaisir à offrir à ce film. Plusieurs séquences marquantes, animées par la musique, ainsi que quelques petits passages de personnages, permettent certainement à ce film d’avoir une identité propre, tout comme l’utilisation du lieu. De plus, les artistes fournissent tous ce qu’on leur demande. Avec suffisamment de professionnalisme pour élever ce type de film des autres, ce n’est peut-être pas le plus fort de sa catégorie, mais elle accomplit son rôle.

La Femme de Chambre sortira en salles le 19 décembre 2025.

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