Critique de 'Witchboard' : le reboot jette un sort familier, mais avec style

Critique de ‘Witchboard’ : le reboot jette un sort familier, mais avec style

Il faut le remettre au réalisateur et co-scénariste Chuck Russell, surtout connu pour avoir livré sans doute le plus grand Cauchemar sur Elm Street suite (Guerriers des rêves, pour ceux qui comptent les points) pour avoir réussi un retour assez solide dans le style des années 80 avec Sorcière. Librement basée sur le film culte de 1986 du même nom qui mettait en vedette le regretté Tawny Kitaen, cette version est plus une réimagination qu’un remake. Ce que Russell et le scénariste débutant Greg McKay apportent à la table n’est pas une réinvention du genre, mais plutôt un conte surnaturel ancré et direct qui évite le genre de fromage conscient de soi dans lequel tombent tant de redémarrages d’horreur. Ce n’est peut-être pas particulièrement effrayant, mais il y a juste assez d’atmosphère, de sincérité et de style pour retenir votre intérêt du début à la fin.

L’intrigue, qui se déroule dans la Nouvelle-Orléans d’aujourd’hui, suit Emily (Madison Iseman, série télévisée « I Know What You Did Last Summer »), une petite amie fidèle et bien ancrée qui tombe sur un ancien pendule dans un vieil immeuble qu’elle et son fiancé, Christian (Aaron Dominguez), sont en train de rénover en boîte de nuit. Lorsqu’elle commence à utiliser le plateau, elle se connecte par inadvertance avec un esprit vengeur lié à un sombre passé occulte, déclenchant une série d’événements étranges qui la mettent, elle et ses amis, en danger surnaturel. Au fur et à mesure qu’Emily creuse plus profondément, elle se tourne vers l’ex de Christian, Brooke (Jarnson), et un mystérieux expert en occultisme nommé Alexander Babtiste (Jamie Campbell Bower), dont les propres motivations obscures ne font que compliquer davantage les choses. Pendant ce temps, une puissante sorcière nommée Naga Soth (Antonia Desplat) commence à brouiller la frontière entre la vengeance et la justice, menaçant de les consumer tous.

Madison Iseman est un choix de casting judicieux ici, car sa performance décontractée et naturaliste donne au film un ancrage émotionnel bienvenu et aide à vendre certains de ses éléments les plus extravagants. Dominguez joue également franc-jeu, ancrant l’histoire dans un niveau de réalisme qui équilibre les performances les plus élevées. En parlant de cela, les acteurs de soutien se penchent sur l’étrangeté occulte du film sans basculer dans la parodie. Jarnson est cool et vif dans le rôle de l’ex coriace, Bower apporte son charisme étrange caractéristique, et Desplat est captivant dans le rôle de la sorcière énigmatique qui peut ou non avoir raison. Ils ont tous leurs moments pour briller, et personne ne mâche le décor, bien qu’il y ait certainement un peu de plaisir de genre à avoir.

Bien qu’il n’y ait pas beaucoup de moments véritablement effrayants, le ton du film joue en sa faveur. Il y a quelques séquences atmosphériques sympas qui semblent tirées du livre de jeu de l’ère VHS, mais les seules vraies frayeurs viennent de – vous l’avez deviné – des chats. Deux fois. Il n’est pas clair si les frayeurs félines sont un clin d’œil complice ou simplement un manque d’inspiration, mais dans tous les cas, il est difficile de ne pas lever les yeux au ciel la deuxième fois. Pourtant, Russell garde le rythme soutenu, la construction du monde engageante et les personnages qui valent la peine d’être encouragés. Ce n’est pas un film d’horreur de studio qui gagne de l’argent. Il est clair que Russell se soucie du matériel, et c’est vraiment agréable de le voir de retour dans le fauteuil du réalisateur, montrant une croissance tout en continuant à jouer dans le bac à sable qui a fait de lui un nom de genre.

Sorcière N’évoque peut-être rien de révolutionnaire, mais c’est une balade agréablement sinistre qui rend hommage aux années 80 sans se sentir coincé dans le passé. Appelez cela de l’horreur à l’ancienne avec un polissage à la nouvelle école et un retour en forme bienvenu pour un réalisateur qui sait toujours comment opérer sa magie.

Sorcière sort en salles le 15 août 2025.